• dimanche , 8 décembre 2019

Interview de Thierry, brigadier-chef principal de police municipale

Bonjour Thierry et merci d’avoir accepté de répondre à nos questions !

brigadier-chef police municipale

Questions sur le métier de policier municipal avec Thierry BARON chef de poste en région Bordelaise

Quel a été votre parcours avant de devenir policier municipal ?

J’ai réalisé des études en comptabilité gestion jusqu’à avoir un niveau bac +2. J’ai fait mon service militaire au sein de la Police Nationale en tant que policier auxiliaire à Chatenay-Malabry (92). C’est là que j’ai découvert les métiers de la sécurité, aussi bien la Police Nationale que la Police Municipale avec qui nous travaillions déjà à l’époque.

Le chef de service de la police municipale avait été d’excellent conseil. C’est lui qui m’a transmis l’envie d’exercer ce métier. Après avoir réalisé mon service militaire, j’ai donc passé les concours de garde champêtre et de policier municipal.

Comment cela-s’est il passé ?

Plutôt bien ! J’ai réussi le concours de garde champêtre et après l’armée j’ai très vite commencé à travailler en tant que garde champêtre dans la commune de Lussac, dans le Sud-Ouest (33570).

Le garde champêtre intervient principalement en matière de police rurale. Sous l’autorité du maire, il réalise des missions de prévention et de surveillance du bon ordre, de la tranquillité, de sécurité et de salubrité publiques. C’est un métier qui est en pleine mutation et on dénombre de moins en moins de gardes champêtres aujourd’hui (en 2013, la France dénombrait 1500 gardes-champêtres contre près de 30 000 en 1958).

Quand avez-vous rejoint la police municipale ?

J’ai passé et réussi le concours de la police municipale en 2000. Je suis rapidement parti sur l’agglomération d’Angoulême pour ma première affectation en tant que stagiaire. Je travaillais uniquement de nuit, et ce, pendant un an et demi environ.

Quel était votre salaire et comment celui-ci évolue t-il en cours de carrière ?

Mon salaire était d’environ 1200€ au départ (ou équivalent en franc à l’époque). Pour les stagiaires, il faut compter un montant un peu plus élevé que le SMIC.

Mais il faut savoir que le salaire d’un policier municipal varie beaucoup au regard des fonctions exercées par l’agent ou de son employeur (la mairie). En effet, le maire ne peut pas toucher le statutaire mais il peut en revanche le faire sur l’indemnitaire. Par exemple, le maire peut choisir d’attribuer, ou pas, certaines primes comme par l’indemnité mensuelle de fonction qui peut aller jusqu’à 20% du traitement brut mensuel pour un agent de police municipale. Parmi les modulations de salaire, on peut aussi évoquer l’indemnité d’administration et de technicité, ou IAT, ou autres primes communes à tous les fonctionnaires territoriaux ou encore la rémunération des heures supplémentaires qui font varier le salaire de chaque agent.

Qu’est-ce qui peut aider pour réussir le concours ?

Je conseillerai à tout fonctionnaire de la fonction publique territoriale d’effectuer la préparation au concours du cnfpt (centre national de la fonction publique territoriale). Une bonne préparation est indispensable pour réussir ce concours. Je vais d’ailleurs bientôt m’y remettre pour passer le concours de chef de service de police municipale.

Où travaillez-vous actuellement et en quoi consiste votre travail ?

Je travaille pour la mairie de Cadaujac, en Gironde. Mes missions sont très variées ! Je peux aussi bien faire de la police route puisque nous possédons notamment un cinémomètre (radar) , des fourrières automobiles ou animales (respect de la loi sur les chiens dangereux), constater ou contrôler le respect de l’environnement (dépôt d’ordures sauvages par exemple). Je suis l’appui technique du maire dans le domaine des pouvoirs de police. Je suis responsable de deux agents actuellement dont un administratif.

Êtes vous armé ?

Nous possédons des armes de catégorie D (matraque, bombe lacrymogène). Il est impératif aujourd’hui d’équiper les polices municipales d’arme de catégorie B (pistolet à impulsion électrique et/ou arme à feu). Dans mon cas, ce sujet sera d’actualité à court terme.

Comment cela se passe t-il pour la mobilité, les mutations, les choix de poste ?

Il suffit de regarder les offres d’emploi disponibles sur le portail internet des centres de gestion ou sur le nouveau  site commun aux 3 versants de la fonction publique.

Si par exemple un jour je souhaite travailler dans une autre ville, je regarde les offres d’emploi et je postule directement. Je dois passer un entretien et si je suis pris, un délai de préavis de 3 mois maximum est négocié entre les deux collectivités, avant la mutation effective.

Lors de mon service civil dans la police nationale, je me destinais au métier d’inspecteur de police, mais j’ai rencontré plusieurs fonctionnaires de police nationale qui travaillaient sur Paris mais qui étaient fatigués et usés par la région Parisienne. Selon moi, c’est un gros point fort par rapport à la police nationale ou les gardiens de la paix doivent parfois travailler plus d’une dizaine d’année en région Parisienne avant d’espérer revenir dans leur région de cœur.

MERCI beaucoup Thierry pour votre temps !

Un interview réalisé par le site policemunicipale.fr , © tous droits réservés

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1 Commentaire

  1. Ferry
    26 novembre 2019 à 20 h 12 min Répondre

    Félicitations Thierry pour ton parcours !
    Que de bons souvenirs ensemble au Lycée Max Linder ! À très vite pour de nouvelles aventures ! 😉👍🏻

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